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Affichage des messages dont le libellé est A.16. Des courbes spectrales différentes et pourtant une perception identique des couleurs : l’adaptation chromatique. Afficher tous les messages
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A.16. Des courbes spectrales différentes et pourtant une perception identique des couleurs : l’adaptation chromatique

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A.16.1. Une définition de l’adaptation chromatique

L’«adaptation chromatique» (chromatic adaptation, color constancy), c’est le fait que ce qui nous entoure, notre environnement, a une certaine apparence quand il est vu sous un éclairage neutre de type «lumière du jour», et semble conserver cette apparence même lorsque l’éclairage prend une coloration chaude comme l’éclairage de fin de journée.

C’est une tactique qui a été élaborée au cours de l’évolution de l’être humain… Au fur et à mesure que la lumière change de coloration, on ne perçoit pas que l’environnement change de couleur, mais au lieu de cela on s’adapte au nouveau contexte et on interprète les couleurs de l’environnement en fonction de ce nouveau contexte… Donc la perception des couleurs qui nous entourent reste constante.
C’est un phénomène assez surprenant puisque les courbes spectrales que reçoit l’œil quand il regarde un environnement sous ces différents éclairages varient pourtant assez bien.

Le système visuel (l’œil et le cerveau) s’adapte constamment à la coloration de la lumière qui éclaire notre environnement (= la température‑couleur du point blanc de cette lumière, température exprimée en degrés Kelvin).

Si on prend une feuille de papier blanc, et qu’on la regarde sous différents éclairages, elle paraîtra toujours blanche, même si elle est en réalité jaunâtre à cause d’un éclairage par ampoule à filament, ou bleuâtre à cause d’un éclairage par tubes fluorescents. Ca fonctionne lorsque la source lumineuse est présente dans tout notre champ de vision et fourni le blanc de référence.

Maintenant si on prend une photo de cette feuille de papier et qu’on regarde la photo sous un éclairage neutre de type «lumière du jour», alors on verra clairement que la feuille est jaunâtre, ou bleuâtre. C’est parce qu’à ce moment la quantité de lumière qui est reflétée par la photographie représente une toute petite fraction de toute la lumière qui entre dans les yeux. Et donc l’œil ne s’adapte pas à l’éclairage qui est représenté sur la photographie.

1978*
A.16.2. Une démonstration de l’existence du phénomène de l’adaptation chromatique

Les photographies sur la planche 1978 sont là pour démontrer le phénomène de l’adaptation chromatique…


L’image de gauche montre des cubes colorés qui sont éclairés par de la lumière blanche.

L’image de droite montre ces mêmes cubes éclairés cette fois par de la lumière bleue. Le cube qui est orangé dans la scène de gauche nous parait toujours orangé, mais semble tout de même un peu verdâtre.

La scène du milieu est un montage infographique qui reprend le cube orangé/verdâtre de la scène de droite pour le placer dans le contexte de l’éclairage de la lumière blanche de la scène de gauche…

Le cube orangé/verdâtre nous apparaît alors très vert. Pourtant il a le même aspect dans le montage infographique du milieu et dans la scène de droite. Pour le prouver, il suffit de prendre une photo d’écran de ces trois scènes, et dans Photoshop® on déplace vers la scène de droite le cube vert de la scène du milieu. On remarque qu’il semble devenir orangé, mais quand même un peu verdâtre, quand il arrive dans la scène de droite.

0610
A.16.3. La vision humaine s’adapte au blanc qui est dans son environnement direct

Une image vue seule, comme une diapositive dans un local sombre, va représenter pour l’observateur la référence. C’est-à-dire que même si les objets blancs qui sont montrés sur la diapositive ne sont pas créés par un blanc exact (exemple : le blanc est jaunâtre) la vision humaine sera tolérante et va considérer qu’il s’agit malgré tout de blanc.

C’est quand le blanc qui n’est pas «pur» se situe entre les températures‑couleur de 5000 et 5500 degrés Kelvin que la vision humaine est la plus tolérante. Des blancs qui ont une température‑couleur de 5000 et 5500 degrés Kelvin, ce sont des blancs qui ont une coloration légèrement chaude, légèrement jaunâtre.

Si la même image est vue en présence d’une autre image dont les blancs sont différents, alors la tolérance de la vision humaine ne fonctionne plus… L’observateur voit alors qu’il ne s’agit pas vraiment de blancs «purs».
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Thierry Dambermont est l'auteur
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