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Un article à propos du film "La Vague" (les origines du totalitarisme)

Présenter la genèse d’une société totalitaire non comme une question historique mais comme une question d’actualité : c'est l'idée du héros de La Vague de Dennis Gansel pour contrer le désintérêt d’adolescents se pensant déjà très informés sur l’histoire du nazisme et, par là même (postulat qui mérite d’ailleurs discussion), à l’abri de toute tentation totalitaire. Le film raconte la mise en place par un professeur d'un jeu de rôle soumettant progressivement la classe aux impératifs d’un régime dictatorial. L'expérience (on pense très fort au film d'Olivier Hirschbiegel) va prendre rapidement une tournure inquiétante, les élèves dérivant petit à petit de leur condition libre vers un conformisme de plus en plus exclusif et agressif – et ainsi vers une société totalitaire.

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Vers une meilleure prise en compte de l'individu-étudiant

un exposé par Thierry Dambermont, 2007


Les enseignants se plaignent régulièrement et depuis longtemps de la baisse du niveau scolaire des étudiants, et de leur manque de motivation.

Quant aux spécialistes de la pédagogie, ils disent qu'en réalité le niveau ne baisse pas, que les enseignants se font mousser en se plaignant, et que cela fait des décennies qu'on dit que le niveau baisse, et qu'on le disait déjà au 19ème siècle : preuve que le niveau ne baisse pas en réalité. Certains de ces spécialistes qualifient même de discussions de café du commerce les inquiétudes que les enseignants expriment à ce propos. Quelle grossière erreur de mépriser ainsi les idées que formulent à leur manière les acteurs du terrain!

C'est donc un
dialogue de sourds dans lequel il faut bien le constater on ne voit pas apparaître d'aucun des deux côtés d'explications vraiment valables.

En réponse à cela je suggère que nous devrions envisager l'étudiant dans sa globalité, et ne pas réduire notre analyse à ses seules performances scolaires. Il faut prendre en compte aussi ce qu'il apprend par lui-même en dehors de l'école. Et il faut tenir compte de son "intelligence sociale"… vous savez, cette chose qui fait que des personnes non diplômées deviennent des patrons d'entreprise.

Parallèlement à l'école les jeunes développent une multitude d'autres compétences nouvelles… L'utilisation de l'ordinateur, d'internet, des gsm, du matériel audiovisuel, des jeux vidéo. Ils sont aussi cultivés : spécialistes en bandes dessinées, en musique, en cinéma surtout depuis l'avènement des dvd. Ils ont accès à une multitude de cultures depuis la multiplication exponentielle des chaînes de télévision : des centaines depuis le satellite. Ils participent à une vie culturelle et sociale dans un contexte de développement accru de l'événementiel (cinéma, concerts, etc.). Ils ont une sexualité précoce. Ils développent une stratégie de la débrouille permanente. Ils ont des compétences en informatique, et aussi en piratage informatique parfois.

Tout cela dans le contexte d'une société de plus en plus multiculturelle (c'est une bonne chose), mais aussi d'un contexte économique perturbé par le clash des nationalismes et du protectionnisme qui se heurtent au phénomène de la mondialisation. A cela s'ajoute que les valeurs sont perturbées par des émissions de télévision et des magazines qui valorisent l'argent facile, et
qui dévalorisent le travail.

Donc, dans ce contexte…
Oui, on constate le niveau scolaire des étudiants baisse… On le constate quand on utilise les mêmes outils d'évaluation qu'il y a 20 ou 30 ans pour le mesurer, des outils d'évaluation dépassés et devenus inadaptés.
Non, le niveau scolaire ne baisse pas vraiment… On le constaterait si on prenait en compte toutes les nouvelles connaissances que les étudiants acquièrent aussi en dehors de l'école, et qui pourraient leur servir à l'école si l'enseignement était plus réactif à l'évolution de la société. Or on constate l'enseignement est trop conservateur, il n'anticipe plus et ne provoque plus l'évolution de la société, il la subit, il a passé le relais aux industries et ne collabore plus avec elles.

Les étudiants modernes sont plus actifs que leur ainés
, et moins naïfs aussi : le constat que je viens de faire, ils l'ont bien compris. ils savent qu'ils sont en porte-à-faux, en défaillance de leurs aînés.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Porte-à-faux
"Une installation en porte-à-faux comporte un risque de déséquilibre ou de rupture en cas de surcharge car elle repose sur la solidité des supports."


Il y a quelques années, alors professeur dans un établissement scolaire technico-artistique, je m'étais soucié de la charge de travail trop importante à mon sens qui pesait sur les épaules des étudiants, et des répercussions néfastes que cela pouvait avoir sur leur santé physique mais également sur leur développement social.

Plus bas dans le texte vous trouverez mon analyse de la situation : pourquoi surcharge-t-on de travail les étudiants? Et quelles conséquences est-ce que cela entraîne pour eux ? Je me pose cette question particulièrement dans le contexte du milieu scolaire que je connais le mieux : l'enseignement technico-artistique. Cependant les mécanismes explicités ici se retrouvent également dans d'autres types de formation.

L'argumentaire que vous pouvez lire ci-après ressemble assez bien à celui que j'avais rédigé pour souligner l'importance du problème et pour demander l'organisation d'une journée de réflexion dans un des établissements dans lesquels je travaillais. Cette journée, baptisée "journée pédagogique" pour l'occasion, a eu lieu en début d'année scolaire, mais elle a été un fiasco car seulement un quart du corps enseignant s'est déplacé pour y participer. De plus, les enseignants qui étaient venus en sont majoritairement repartis prématurément. Le sujet dérangerait-il ? Je suis convaincu que c'est le cas : apporter une solution au problème de la surcharge de travail des étudiants c'est accepter de descendre de son piédestal, c'est accepter de sortir de son rôle unique de dispensateur de savoirs, et cela c'est difficile pour bon nombre d'enseignants.




Mon nom est Thierry Dambermont. J'ai été et je suis encore aujourd'hui enseignant dans le technique professionnalisant secondaire et supérieur, ainsi que dans divers centres de formation depuis la fin des années 1980.

Ma vision des choses est bien entendu tout à fait subjective. Je ne prétends pas détenir la vérité. Je vous fais part tout simplement de mes réflexions.



Souvent nous ne tenons pas compte des connaissances qu'a l'étudiant qui arrive à l'école…

Je vais ici faire référence aux travaux de l’écrivain Steven Johnson (auteur du livre « What is bad is good for you »).
D’emblée une précision s’impose : Bien entendu, le fait qu’il existe dans le monde quelqu’un qui a des idées auxquelles j’adhère, et qui les publie, ne prouve en rien que ces idées soient bonnes, tout comme je suis convaincu que lorsqu’une majorité de personnes sont d’accord entre elles, cela ne prouve rien non plus (mais rassurez-vous j’adhère tout de même à l’idée que la démocratie est le moins mauvais des systèmes totalitaires !)

Que nous dit en substance Steven Johnson ? :
Nous jugeons que les jeunes d’aujourd’hui ont un niveau moins bon qu’avant. En réalité il n’en est rien : les jeunes d’aujourd’hui ont une intelligence bien supérieure à la moyenne d’il y a 30 ans (mais c’est nous!).
L’intelligence technique est supérieure bien entendu, nul besoin d’expliquer pourquoi : comparez l’électronique d’aujourd’hui avec celle qui était à la disposition du public il y a 30 ans, tant en terme de disponibilité que de multiplication de la complexité technique. Johnson va plus loin : il parle également de l’intelligence sociale des jeunes : elle serait supérieure également. Quelle explication avance-t-il? La télé-réalité… Oui, la télé-réalité et les médias audio-visuels en général développeraient l’intelligence sociale. Johnson explique que nous ne reconnaissons pas chez les jeunes ces compétences car nous jugeons les idées présentes dans les médias pour les valeurs qu’elles véhiculent, et nous passons alors à côté de ce qu’il fallait voir : ce sont les mécanismes complexes inhérents à ce foisonnement d’idées qui développent l’intelligence. Voilà ainsi résumée la pensée de cet écrivain, pensée à laquelle j’adhère.

Dans ce contexte je pense qu’il est tout à fait possible que « la baisse de niveau » qui revient si souvent dans les conversations soit en réalité un conflit inter-générations. Bien sûr, comme nous le disent les pédagogues, l’élargissement de l’accès à l’enseignement supérieur est responsable de cette impression de baisse de niveau. Mais je pense que cela n’explique pas tout : à mon avis sont également responsables de ce sentiment de baisse de niveau (qui donc serait en réalité un conflit inter-générations) :
- l’accélération du développement des technologies de communication, avec lesquelles les plus jeunes sont tellement à l’aise.
- le passage d’une culture régionale à une multitude de cultures au niveau international dont la plupart nous échappent, mais qui n’échappent pas toujours aux plus jeunes.
- Et finalement comme le dit Johnson notre focalisation sur les valeurs que véhiculent les idées plutôt que sur les compétences que leur manipulation apporte à l’individu.

Si tel est le cas, s’il s’agit d’un problème de différences culturelles, et non pas d’un problème de « niveau », alors c’est à prendre en compte dans les tentatives d’amélioration de notre pédagogie.



Chaque enseignant qui intervient dans la formation de l'étudiant est un spécialiste compétent…

En soi ce n’est pas un problème car cela fait de ces enseignants des personnes-ressources précieuses pour les étudiants. Le problème c’est que ces enseignants ont souvent tendance à agir comme des dispensateurs de savoir, plutôt que comme des personnes-ressources.

Une plus grande place devrait être accordée à la pratique. Et cela doit à mon avis passer par une réduction des contenus, car nous sommes allés trop loin dans ce sens (bien sûr il n’y a jamais eu de volonté de nuire, beaucoup de générosité au contraire). Nous sommes des hyper-spécialistes de notre matière. Nous avons eu le temps de l’assimiler et d’en explorer les moindres recoins car nous avons commencé dans un contexte socio-culturel et technologique où les choses étaient plus simples : les techniques évoluaient à une vitesse « humaine », et ces techniques n’étaient pas autant diversifiées qu’aujourd’hui. Nous maîtrisons tellement notre spécialité que chacun dans notre matière, nous pourrions sans difficulté prendre plusieurs étudiants « en apprentis » plus de 8 heures par jour et leur enseigner ce que nous connaissons pendant plusieurs années de suite. Dans ce contexte, nous voulons tant leur transmettre le plus possible de ce que nous savons, les armer pour les préparer à la suite, que cette situation peut en devenir une cause de frustration chez nous, tant nous disposons de trop peu de temps. Par conséquent…


Les professeurs des cours techniques tentent d’enseigner un maximum de techniques aux étudiants…

… Et cela ne laisse pas aux étudiants du temps et de l’énergie afin de développer des créations personnelles.

Si on enseignait à l’étudiant le 1/10ème de la technique qu’on lui enseigne actuellement, on serait peut-être bien surpris des résultats que cela produirait car cela lui laisserait 9/10èmes du temps pour créer.

Outre le fait de dégager du temps et de la disponibilité d’esprit qui peuvent être consacrés à la créativité, la réduction des contenus enseignés procure d’autres avantages :
- L’étudiant aura plus confiance en lui car il maitrisera plus vite et plus facilement ce qu’on lui aura enseigné.
- L’étudiant sera plus motivé car c’est lui en tant qu’individu qui pourra s’exprimer.
- Si l’étudiant se sent faible en créativité il ne pourra pas se réfugier dans la technique (gros problème évoqué régulièrement). En effet, les étudiants sont demandeurs de technique car à ce moment ils n’ont qu’à suivre le chemin désigné par l’enseignant, ils retardent ainsi le moment où ils seront véritablement responsables de ce qu’ils produisent.
- L’enseignant libéré de sa tâche de dispensateur de savoirs pourra devenir encore plus qu’actuellement un accompagnateur, et pratiquer encore plus le suivi individuel de chaque étudiant.

Je suis convaincu que trop de technique ne débouchera que très tard sur de la créativité, bien après leur sortie de l'école. Personnellement je prône désormais une réduction des contenus afin de dégager du temps pour que les étudiants puissent s’exprimer au travers de travaux.

Alors qu’est-ce qui explique qu’on préfère enseigner une telle quantité de « technique »? :
- Encore une fois on est en présence d’un problème de sous-évaluation des compétences des étudiants : on pense qu’avec beaucoup de « technique » il y a plus de chance que l’étudiant devienne productif puis créatif. On se dit « leur donner un peu de contenu et les laisser être créatifs au départ de ce contenu? Pensez-vous : ils n’en sont pas capables ».
- Notre éducation nous conditionne généralement à penser qu’un travail bien fait est un travail qui a demandé de l’effort. Par ailleurs il est souvent considéré qu’un travail créatif, qui relève assez bien de l’émotion, est plus facile qu’un travail technique, qui quant à lui relève de l’intellectuel. C'est évidemment faux.
- La plupart des enseignants sont d’anciens « premiers de classe » qui prennent un plaisir à dégager une structure de toute chose, à intellectualiser, à manipuler le savoir. Une fois devenus à leur tour enseignants, ils vont sans doute toujours trouver encore du plaisir à intellectualiser, et ce faisant dans leur classe tout peut sembler bien fonctionner… Cependant posons nous la question de savoir si cela n'arrange pas les étudiants -du moins dans un premier temps, avant qu'ils ne se rendent compte que cela se retourne contre eux- d’avoir devant eux un enseignant qui trace pour eux en permanence la route à suivre, quelqu'un qui n'est pas vraiment à leur écoute… Tout le monde y trouve son compte : pour l'enseignant aussi c'est valorisant d'endosser le rôle de gourou! En tous cas cela ne favorise pas les échanges, ni la créativité, ni l'émulation!



Les professeurs des cours généraux se plaignent du niveau…

… Ils soulignent que les étudiants sont mauvais en orthographe et en expression écrite. Je leur fait remarquer que ces étudiants sont capables de faire plein d'autres choses !… Nous, enseignants, sommes-nous seulement capables de programmer un magnétoscope? Pour eux ce n’est même pas un challenge, c’est trop facile!
De nouvelles compétences ont remplacé chez nos étudiants d’autres compétences que nous avions à leur âge. Il faut vivre avec son temps et en tenir compte. Il faut accepter que les étudiants soient plus forts que nous dans certains domaines. Il faut également accepter que leurs diverses formes de cultures ne soient pas en tout point semblable à celle que nous avons acquise. Ne pas émettre de jugement de valeur trop rapide et se lancer dans des comparaisons entre ce que nous connaissons très bien et ce que nous ne connaisons que très peu !




Les études, c'est très court !

… Et pourtant en si peu de temps nous avons beaucoup d'exigences :
1) remettre à niveau les étudiants dans le domaine de la maîtrise de la langue écrite.
2) développer une culture artistique chez les étudiants.
3) développer la rigueur de travail chez les étudiants.
4) développer l'apprentissage des techniques chez les étudiants.
5) nous voulons que les étudiants assistent à tous les cours.
6) nous voulons que les étudiants réussissent à tous les cours, pour bien faire, ou au moins à une majorité de cours afin qu’ils soient délibérables en fin d’année.
7) de la part des étudiants, nous voulons obtenir des travaux qui prouvent qu’ils maitrisent la plupart des techniques qu’une multitude de spécialistes leur ont enseigné.
8) Ensuite nous voulons que les étudiants « s’émancipent des techniques qu’on leur a enseignées afin de devenir des créatifs originaux tout comme l’ont fait Léonard de Vinci, Michel Ange ou Picasso. » Il s'agit là de paroles authentiques d'enseignants! Ici parle-t-on vraiment de nos étudiants ou de notre ego, je me le demande ?



Le trop grand nombre d'exigences dans un contexte technico-artistique…

Le trop grand nombre d'exigences dans un contexte technico-artistique a des conséquences surprenantes sur la réussite des étudiants :
- Seuls les étudiants surdoués arrivent à se démarquer dans une telle liste d’exigences.
- Les étudiants qui viennent de l’enseignement général réussissent bien, même s’ils ne sont pas très performants en arts, car on utilise une pédagogie qui valorise les compétences scolaires qui sont requises pour réussir dans l’enseignement général.
- Les étudiants travaillent énormément, ils choisisssent de ne pas assister à certains cours pour pouvoir réaliser les travaux pour d’autres cours, ou ils réalisent pendant un cours les travaux pour un autre cours, ou ils dorment pendant les cours car ils sont très fatigués.
- L’ambiance de travail n’est pas aussi bonne qu’elle ne pourrait l’être. Pourtant chacun sait qu’avec le temps on a tendance à ne se souvenir que des moments agréables. On aurait donc intérêt à ce que les études soient les plus agréables possible pour nos étudiants !
- Les étudiants ont tellement de travail qu’ils ne se connaissent plus entre eux, même parfois au sein d’une même classe ! Dans ces conditions, comment peut-on espérer qu’une émulation mutuelle entre étudiants prenne place, émulation qui est à mon avis très importante car les plus faibles sont alors positivement influencés par les plus forts. Egalement parce que les jours où on n’a pas tellement envie de travailler, cela aide de faire partie d’un groupe dans lequel il se passe des choses, un groupe dans lequel on se sent bien, une groupe qui a une dynamique porteuse.




Première piste de réflexion : diminuer la quantité de travail…

Dans le monde du travail, l’horaire hebdomadaire moyen est de 38 heures. Pourquoi serait-il considéré comme acceptable qu’un étudiant doive travailler plus de 38 heures par semaine, cours et travail personnel compris ?
N’oublions pas que les étudiants ont aussi le droit d'avoir une vie sociale et affective, ou bien encore -ne l'oublions pas- d'avoir du temps pour travailler pour payer leurs études (et les études en arts sont loin d’être peu coûteuses, quand on y regarde de plus près : le matériel a un prix souvent exorbitant ! )



Diminuer la quantité de travail dans les cours généraux…

Il faut prendre les étudiants tels qu’ils sont. Je ne pense pas, et ce pour les raisons que j’ai évoquées précédemment, que l’enseignement supérieur doivent se substituer à l’enseignement secondaire pour compenser des manques constatés dans des matières que nous supposons essentielles, comme l’orthographe ou l’expression écrite. De manière humoristique, un collègue me dit que prendre les étudiants tels qu’ils sont c’est faire là du « nihilisme ». J’espère vous avoir convaincus du contraire par ce qui précède.
- Pour les cours qui ne sont pas directement liés à l’art, je proposerais que la présence soit obligatoire.
- Egalement que les étudiants soient obligés de tenir à jour un carnet de notes.
- Que leur comportement soit pris en compte dans la notation en cas de débordement.
- Idéalement un échec dans un de ces cours devrait être accidentel ou causé par de la mauvaise volonté manifeste.
- Les exigences en terme de travaux à réaliser en dehors des cours et en terme de restitution des contenus devraient être réduites à peau de chagrin afin de dégager du temps pour les travaux pratiques en art.

Tout cela peut vous paraître un peu fort, mais attendez : je propose que cela aille de concert avec ce qui suit, la condition sine qua non pour que ça fonctionne vraiment…



Seconde piste de réflexion : l'étudiant doit se sentir maître de son parcours…

… et responsable de sa réussite, ou de sa non-réussite ! Pour développer sa motivation au travail l’étudiant ne doit pas avoir l’impression de marcher dans un chemin balisé. Il doit avoir une large marge de liberté dans la manière de mener à bien ses études. Lorsqu’il réussit en fin d’année, il doit sentir que ce n’est pas simplement parce qu’il a montré aux enseignants l’étudiant lambda que ceux-ci s’attendaient à voir, mais plutôt parce que sa manière de travailler, ses résultats, ont étonné et peuvent rencontrer la satisfaction de certaines entreprises qui seront susceptibles de l’embaucher (je dis « certaines » entreprises, ce qui veut donc dire : pas nécessairement «n’importe quelle entreprise ». D’ailleurs, qui prétend connaître le monde du travail tel qu’il sera quand l’étudiant sera diplomé, les choses changent tellement vite).


Comment l’étudiant pourrait-il avoir un parcours individualisé, non balisé par l’enseignant ?

Voici plusieurs solutions à envisager…

- Il faudrait donner aux étudiants la possibilité de s’intéresser au plus tôt à la partie de la matière enseignée qui leur plait le plus. Il doit y avoir un choix possible pour les travaux à développer : chaque enseignant (ou « couple » d’enseignants dans le cas d’un travail interdisciplinaire) propose plusieurs travaux au choix. Ces travaux devraient être de natures très différentes : un de ces travaux peut par exemple faire intervenir principalement telle technique "A" même s’il s’agit d’un travail pour les cours "B" : ce n’est pas impossible du tout. Les parcours vraiment différenciés de chacun des étudiants, en fonction de leurs aspirations personnelles DU MOMENT, devraient provoquer l’émulation entre les étudiants, plus que cela ne se passe actuellement, car en présence de parcours individualisés nous seront moins dans une logique de compétition qu’actuellement : une logique de compétition que les étudiants refusent car cela ne correspond pas à leurs aspirations de grands adolescents idéalistes des années 2000.

- Il serait peut-être intéressant de se poser la question : « Forme-t-on des artistes ou des personnes qui pourront faire de l’art? ». A mon avis la réponse est : nous formons l’un et l’autre.
C’est pourquoi grâce au suivi individualisé, les exigences de l’enseignant peuvent ne pas être les mêmes envers tous les étudiants.
Les enseignants des cours techniques, dont je fais également partie, ont souvent tendance à penser qu’ils forment des futurs artistes « de métier », des personnes dont l’art sera le métier. Moi-même j’ai pensé comme cela longtemps. La réalité c’est qu’il est très possible que certains étudiants ne soient en fin de compte pas des artistes professionnels, mais plutôt des professionnels dans un autre domaine dans lequel leurs compétences en art leur seront utiles bien sûr, mais seront combinées à d'autres compétences nouvelles et différentes. cela, c'est la polyvalence, une qualité qui est généralement assez appréciées par les employeurs, surtout dans le P.M.E.

Par ailleurs les étudiants qui arrivent dans les écoles d'art ont chacun un parcours particulier, certains sont déjà détenteurs d’un diplôme, certains ont déjà des connaissances assez développées dans un domaine qui n’a rien à voir avec l’art. Alors pourquoi devraient-ils oublier ces compétences initiales au profit de toute une panoplie complète de nouvelles compétences en art? Pourquoi les compétences en art ne pourraient-elles pas plutôt se combiner en quantité acceptable à leurs connaissances initiales? Là il s'agit de la valorisation de ce que les pédagogues apopellent le "pré-acquis de l'étudiant", son bagage en arrivant dans l'école.


Corollaire :

Les étudiants passent trop de temps à l'école ! En comparaison de nos voisins germaniques, les moments consacrés aux activités culturelles et sportives à l'école sont bien trop rares!

Je suis de ceux qui ont toujours pensé qu'il faut développer ces activités à l'école encore beaucoup plus qu'aujourd'hui, ne fut-ce que parce que toute nouvelle compétence acquise fait en sorte que les apprentissages suivants en sont facilités. Ces activités ne sont pas une perte de temps, bien au contraire!

Thierry Dambermont

"C'est avec sa tête que l'homme peint, pas avec ses mains" C'est une citation de Michel-Ange
"Le savoir est la seule chose qui augmente quand on le partage" Auteur inconnu
"Le sérieux est le cholestérol de l'imaginaire" C'est une citation de Jean-Michel Ribes à méditer car elle est bien appropriée au contexte de la créativité avec les outils complexes de l'infographie.
"La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Si la pratique et la théorie sont réunies, rien ne fonctionne et on ne sait pas pourquoi." C'est une citation d'Albert Einstein.
"L'autre, quel qu'il soit, c'est ma richesse, et quand je me prive de cette richesse, alors je commence un peu à me suicider" C'est une citation d'Albert Jacquard.
"Le bonheur ne se trouve certainement pas dans la créativité" C'est une citation de Jean-Michel Jarre.
"L'à peu près est la forme acceptable de l'échec" Auteur inconnu

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