l'infographie 
un métier, une passion

Utilisation de Silverfast le logiciel de pilotage du scanner Quato® X‑Finity® Pro 48 (format A4) et du scanner Epson® GT‑12000® (format A3)

Tous les logiciels de pilotage de scanner se ressemblent.
Nous allons voir ici comment fonctionne le logiciel de pilotage Silverfast®, de la société Lasersoft®. Si votre scanner n’est pas piloté par ce logiciel, n’ayez pas d’inquiétude, car tous les logiciels de pilotage de scanner se ressemblent : ce que vous apprendrez ici vous servira lorsque vous piloterez votre scanner avec un autre logiciel.

Pour lancer le logiciel Silverfast® pour piloter le scanner Quato®, il faut d’abord se trouver dans Photoshop®.
Quand vous êtes dans Photoshop®, allez dans le menu Fichier… Importation… X Pro 48bit, Silverfast® s’ouvre alors. A ce moment les outils et les menus de Photoshop® ne sont plus accessibles. Il le seront à nouveau dès que vous aurez quitté Silverfast®.

Même si ce que vous numérisez doit être exploité dans un autre programme que Photoshop®, il faudra toujours passer par Photoshop® pour numériser.
En effet, cette version de Silverfast®, le logiciel de pilotage de scanner, est un «plugin» pour Photoshop®, autrement dit c’est un «module externe», un programme qui a été conçu pour fonctionner dans Photoshop®. D’autres logiciels de pilotage de scanner peuvent fonctionner tout seuls, sans qu’ils doivent être lancés au départ de Photoshop® comme celui-ci. Quand un logiciel de pilotage de scanner peut fonctionner tout seul, on dit que c’est un logiciel «stand-alone».

La grande fenêtre du programme Silverfast® vous montre quelles sont les dernières choses qui ont été posées sur la vitre du scanner.
Cela ne veut pas dire qu’elles s’y trouvent encore, bien entendu.

Il y a un grand panneau de contrôle et un petit.
On va s’occuper du grand…
Au milieu en haut de ce grand panneau il y a trois onglets : «Général», «Cadre» et «Densitomètre». Parfois le troisième onglet, le «Densitomètre», ne se trouve pas dans le grand panneau, parce qu’on l’a détaché de ce grand panneau.

RAZ +… dans le contexte de l'école, c'est une bonne idée de remettre à zéro complètement le logiciel de pilotage du scanner avant de l'utiliser. En effet, l'étudiant qui vous a précédé a sans doute activé des fonctions qui ne vous intéresseront pas. Plutôt que de les remettre une à une à zéro, enfoncez à la fois les touches option du clavier Mac (C'est la touche ALT) et Majuscule : à ce moment, en bas à droite du panneau de contrôle de Silverfast, un cartouche apparaît "RAZ +". Cliquez dessus, le logiciel est alors remis à zéro.

Mode de numérisation… «Normal», «Fonction Batch» ou «Fonction Batch TIFF»…
Cliquez sur le premier onglet «Général», c’est par là qu’il faut commencer…

En mode de numérisation «Normal», vous numérisez la photo, ou une des photos qui se trouvent sur la vitre, puis une fois que c’est numérisé le programme Silverfast® s’en va automatiquement et l’image numérique que Silverfast® a créé se retrouve dans Photoshop®. Là, il faut l’enregistrer sur le disque dur dans le format que vous souhaitez. Rappel : format = manière d’écrire dans un fichier sur le disque dur les informations de l’image numérique qui est chargée dans les circuits, dans Photoshop® par exemple.
Ensuite s’il y a encore sur la vitre d’autres photos à numériser, il faut retourner dans le programme Silverfast® et les numériser une à une.

En mode de numérisation «Fonction Batch», vous pouvez demander à Silverfast® de numériser tout seul plusieurs photos qui se trouvent sur la vitre du scanner. Quand ce sera fini, les images numériques que Silverfast® aura créées se retrouvent toutes dans Photoshop®. Là, il faut les enregistrer toutes sur le disque dur, une à une, dans le format que vous souhaitez. Attention toutefois, si Photoshop® ne dispose pas d’assez de mémoire, il ne pourra pas recevoir toutes les images numériques que Silverfast® va lui envoyer. C’est pour cela que la mode de numérisation «Fonction Batch TIFF» existe…

En mode de numérisation «Fonction Batch TIFF», on peut aussi demander au logiciel de pilotage du scanner de numériser tout seul plusieurs photographies qui se trouvent sur la vitre du scanner, mais contrairement à ce qui se passe en mode «Fonction batch», les images numériques ne se retrouvent pas dans Photoshop®, mais elles sont directement enregistrées sur le disque dur, au format TIFF.
Si ce format d’image ne vous convient pas, si par exemple vous auriez préféré que les images soient enregistrées au format JPG (bien que ce soit peu recommandable pour des images qui doivent encore être retravaillées), alors il vous suffira d’utiliser un script de Photoshop® qui va transformer en JPG toutes les images TIFF qui auront été créées par Silverfast® et enregistrées sur le disque dur.
Un chapitre de la formation est consacré à la création de scripts, notamment de scripts qui permettent de convertir automatiquement toute une série d’images d’un format vers un autre.

Essayez de choisir le mode de numérisation «Fonction batch TIFF» à la place du mode de numérisation «Normal»…
Vous voyez que Silverfast® vous demande tout de suite d’enregistrer quelque part sur le disque dur un document qui s’appelle «Image batch». En réalité, en faisant cela il vous demande où il doit mettre les images qui seront numérisées «en série» («batch» signifie «en série»).

N’utilisez les modes batch que lorsque vous avez beaucoup de documents à numériser, et qu’ils sont assez petits pour tenir à plusieurs en même temps sur la vitre du scanner, sinon choisissez le mode de numérisation «Normal».

Ensuite dans l’onglet «Général» il faut indiquer si on numérise un document opaque ou un document transparent.

Ensuite il faut indiquer si le document qu’on numérise est positif ou négatif.

La dernière ligne de l’onglet «Général» s’appelle «Sauvegarder». Il ne s’agit pas ici d’enregistrer l’image, mais bien de sauvegarder la position d’une zone de numérisation de la vitre du scanner. Ce n’est pas très intéressant dans notre cas.

On s’intéresse maintenant au deuxième onglet, l’onglet «Cadre»
Peut-être il y a-t-il déjà plusieurs «cadres» qui sont visibles dans la fenêtre du logiciel de pilotage du scanner… les «cadres» sont des zones à numériser sur la vitre du scanner.

Si vous voyez plusieurs de ces cadres, nous allons les supprimer tous sauf un… Cliquez sur le bord d’un de ces cadres pour le sélectionner : avant d’être sélectionné, son bord est plein et ne bouge pas, et une fois qu’il est sélectionné son bord est en pointillés et il est animé.

Pour supprimer le cadre que vous venez de sélectionner, cliquez sur l’icone de la corbeille qui se trouve sur la gauche de la fenêtre de Silverfast®, c’est l’icone qui est tout en bas. A ce moment, le cadre qui était sélectionné se supprime, et un autre cadre est devenu actif, automatiquement. Cliquez autant de fois qu’il le faut sur la corbeille jusqu’à ce qu’il ne vous reste plus qu’un seul cadre dans la fenêtre de Silverfast®.

Finalement il ne vous reste plus qu’un cadre, qu’il ne vous sera pas possible de supprimer en cliquant sur l’icone de la corbeille.

Dans la partie «cadre» du grand panneau du logiciel de pilotage du scanner, vous voyez qu’il est possible de donner un nom à ce cadre. On ne va pas le faire, cela n’a pas grand intérêt dans notre cas.

Déposez une photographie sur la vitre du scanner, n’oubliez pas de refermer le couvercle, et demandez au scanner de réaliser une prévisualisation…
Dans le bas de la partie «Cadre» du grand panneau de Silverfast®, cliquez sur le mot «Prévisu». A ce moment le scanner se met en route, il va vous montrer en basse résolution ce qui se trouve sur sa vitre.

Parfois à ce moment Silverfast® vous indique «Le scanner n’est pas prêt, vous pouvez cependant poursuivre au détriment de la qualité». Cela veut dire que la lampe du scanner n’a pas été chauffée, qu’elle n’est pas à température, et que le scanner va donc avoir un comportement instable… Quand le scanner numérise avec sa lampe qui n’est pas encore chaude, alors on n’a pas de garantie quant à la qualité de la capture. Seuls les scanners professionnels vous avertissent que leur lampe n’est pas encore chaude. Si vous cliquez sur «OK» en dessous de ce message, la lampe va chauffer, puis ensuite le scanner se mettra en route. Si vous cliquez sur «Annuler» en dessous de ce message, alors le scanner va commencer tout de suite à travailler, malgré que sa lampe n’est pas encore chaude.

Pour ce qui va suivre, il est important que le verrou soit ouvert…
Nous reparlerons plus loin de l’utilité de ce verrou. Pour l’instant il faut qu’il soit ouvert. Le verrou s’ouvre et se ferme quand on clique dessus. Cliquez dessus jusqu’à ce qu’il soit ouvert.

Positionnez le cadre de numérisation…
Pour positionner le cadre de numérisation, placez le pointeur au milieu du cadre et faites un cliquéglissé. Ainsi vous pouvez décider quelle partie du document original vous numérisez. Vous remarquez peut‑être que l’intensité des couleurs n’est pas la même à l’intérieur du cadre de numérisation (le cadre en pointillés) qu’à l’extérieur…
… Ce n’est pas toujours le cas. Si c’est le cas cela veut dire que des outils de corrections des couleurs de Silverfast® sont déjà enclenchés, suite à des manipulations qu’a effectuées la personne qui a utilisé le scanner la dernière fois. Pour remettre à zéro ces outils de correction des couleurs, procédez comme ceci…
Dans le bas à droite du panneau de contrôle il y a un cartouche qui s’appelle «Options». Enfoncez la touche ALT sur le clavier… Vous voyez que ce cartouche se transforme en «RAZ». Tout en ayant la touche ALT enfoncée au clavier, cliquez sur «RAZ», ainsi vous avez remis à zéro le les paramètres de numérisation. «RAZ» veut dire «remettre à zéro».
On verra plus loin comment modifier les réglages des outils de correction des couleurs de Silverfast®.
Dans la partie «cadre» du grand panneau du logiciel de pilotage du scanner, vous voyez qu’il y a une indication «Echelle %»…
Cela vous montre à quel point la partie du document original qui se trouve dans le cadre de numérisation va être agrandi ou rétrécit, en largeur et en hauteur.
Si vous inscrivez «200» en largeur et en hauteur, alors le fichier numérique créé par le scanner aura des dimensions (exprimées en centimètres) deux fois plus grandes que celles du document original.
Si vous inscrivez «100» en largeur et en hauteur, alors le fichier numérique créé par le scanner aura les mêmes dimensions (exprimées en centimètres) que celles du document original.
Si vous inscrivez «50» en largeur et en hauteur, alors le fichier numérique créé par le scanner aura des dimensions (exprimées en centimètres) deux fois plus petites que celles du document original.
Un fichier numérique créé avec un agrandissement à «200 %» est 4 fois plus lourd qu’un fichier numérique créé avec un agrandissement de «100%». Cela se voit quand on observe l’indication du poids du fichier, dans Silverfast®.
Un fichier numérique créé avec un agrandissement à «50 %» est 4 fois plus léger qu’un fichier numérique créé avec un agrandissement de «100%».
… Le taux d’agrandissement de la zone de l’original qu’on numérise, c’est le premier paramètre qui influence le poids du fichier numérique qui est créé par le scanner.
Pour l’instant, indiquez «100» en largeur et en hauteur. Ainsi le fichier numérique créé par le scanner aura les mêmes dimensions (exprimées en centimètres) que celles du document original.
Pour agrandir ou rétrécir le cadre de numérisation…
Si le cadre est trop grand ou trop petit pour que vous puissiez numériser la partie de l’original qui vous intéresse, alors vous pouvez l’agrandir ou de le rétrécir.
Pour cela, il suffit de positionner le pointeur sur le bord du cadre jusqu’à ce qu’une doubleflèche apparaisse… A ce moment cliquez et bougez pour agrandir ou rétrécir le cadre.
Remarquez que le poids du fichier numérique qui sera créé par le scanner se modifie en fonction des dimensions du cadre de numérisation : la dimension de la zone de l’original qu’on numérise, c’est le second paramètre qui influence le poids du fichier numérique qui est créé par le scanner.

Le réglage de la «résolution»…
Faites glisser le curseur horizontal qui se trouve dans le bas du panneau… Vous voyez que la résolution se modifie, et que cela influence le poids du fichier.
La résolution, c’est le troisième paramètre qui influence le poids de ce fichier numérique qu’on créé avec le scanner.
Vérifiez bien qu’à côté du cartouche «résolution» il est inscrit «dpi», et non pas «dpcm». Nous avons toujours parlé de la résolution en «pixels par pouce», pas en «pixels par centimètres» : c’est plus courant de parler de la résolution en «pixels par pouce». Si vous voyez qu’il est inscrit «dpcm», il suffit de cliquer à cet endroit pour le transformer le «dpcm» en «dpi».
En faisant glisser le curseur, il n’est pas toujours possible de choisir exactement la résolution que vous souhaitez obtenir
C’est parce que Silverfast® ne propose que les résolutions qui conviennent le mieux au scanner qu’il pilote, dans ce cas il s’agit d’un Quato® XFinity® Pro 48. Cependant vous pouvez inscrire n’importe quel nouveau nombre dans le cartouche «résolution».
Sur le curseur «résolution», vous voyez qu’il y a un petit trait…
Cela indique où se situe la résolution optique du scanner… Dans le cas du Quato®, c’est à 1200 dpi.
Quand on dit que la résolution optique du scanner Quato® est de 1200 dpi, cela veut dire que le scanner Quato® a des capteurs qui permettent, à une échelle de 100%, de numériser à 1200 dpi.
Si vous choisissez de numériser à plus de 1200 dpi (à une échelle 100%), alors c’est Silverfast® qui va générer les pixels supplémentaires que les capteurs du scanner n’auront pas pu créer, puisque ces capteurs sont limités à 1200 pixels par pouce.
Silverfast® va alors multiplier les pixels, tout comme Photoshop® le fait lorsqu’on va dans la boite «Taille de l’image» et qu’on augmente les dimensions de l’image, ou la résolution de l’image, tout en ayant le moteur de modification du nombre de pixels enclenché, le moteur «rééchantillonage». C’est ce qu’on appelle la «résolution interpolée» du scanner : c’est quand on numérise audelà des capacités optiques des capteurs.
En réalité le scanner Quato® a une résolution optique de 600 sur 1200 dpi, il faut tout de même le dire. Les meilleurs scanners à plat ont actuellement une résolution optique d’à peu près 5000 sur 5000 dpi, et les meilleurs scanners rotatifs ont une résolution optique qui peut aller jusqu’à 10.000 dpi sur 10.000 dpi. Nous parlons ici de scanners dont les prix se situent bien au‑delà des 30.000 Euros. Quant au scanner Quato® X‑Finity® Pro 48, il a déjà coûté à peu près 4.000 Euros, et il faut souligner qu’il a un très bon rapport qualité/prix.
La résolution optique de numérisation du scanner Quato est limitée à 1200 dpi lorsqu’on numérise à 100% d’agrandissement
Toutefois prenez compte de ceci…
Lorsque vous numérisez à une échelle de 50% et à 2400 dpi, alors vous captez autant de détail sur l’original qu’en numérisant à 100% et à 1200 dpi…
Lorsque vous numérisez à une échelle de 200% et à 600 dpi, alors vous captez autant de détail sur l’original qu’en numérisant à 100% et à 1200 dpi…
Echelle 50% à 2400 dpi,
Echelle 200% à 600 dpi,
Echelle 100% à 1200 dpi…
Réglez ainsi Silverfast® et vous verrez que ces trois réglages différents vous permettent de générer une image dont le poids (et le nombre de pixels, donc) est identique : le poids est de 97,32 Mégaoctets.
Lorsque vous avez choisi un certain taux d’agrandissement ou de réduction, et une certaine résolution, Silverfast® peut faire le calcul pour vous et vous indiquer si vous êtes au delà des capacités optiques des capteurs du scanner
Par exemple lorsque vous numérisez à une échelle de 400% et à 600 dpi, êtesvous audelà des capacités optiques du scanner?
Pour le savoir sans devoir calculer vousmême, enfoncez la touche CTRL sur le clavier : pendant que cette touche est enfoncée vous voyez que Silverfast® vous indique une résolution de «2400 dpi» à la place de la résolution de «600 dpi» que vous aviez indiquée…
Cela veut dire que vous êtes audelà des capacités optiques du scanner, qui sont de «1200 dpi» et donc que Silverfast® va multiplier les pixels, comme il a été expliqué précédemment.
Numériser en ne conservant pas les proportions de l’original
Remarquez que les deux cartouches «Echelle %» sont reliés par une ligne sur leur droite. Lorsqu’on clique sur cette ligne, elle se casse. Lorsqu’on clique à nouveau dessus, elle n’est plus cassée.
Lorsqu’elle est cassée, cela permet d’indiquer un pourcentage différent en hauteur et en largeur. Ce n’est pas très intéressant pour nous.
Faites en sorte que cette ligne ne soit pas cassée. Si après avoir fait en sorte qu’elle ne soit pas cassée, les cartouches «Echelle %» ne contiennent plus le même nombre, alors vous devrez à nouveau casser celle ligne, puis indiquer le même pourcentage d’échelle dans les deux cartouches, puis à nouveau cliquer sur la ligne pour qu’elle ne soit plus cassée.
A propos du petit verrou…
Ce verrou sert à définir à l’avance les dimensions du fichier numérique qui va être créé par le scanner.
Il s’agit là d’une manière de procéder qu’on met en oeuvre quand on numérise un document et qu’on sait à l’avance quelles dimensions il aura lorsqu’il sera imprimé. Voilà une explication à ce propos…
1) Si on clique sur ce verrou, il se ferme. Si on clique à nouveau dessus, il se s’ouvre. Faites en sorte que ce verrou soit ouvert.
2) Inscrivez les dimensions largeur et hauteur, exprimées en centimètres, que devra avoir le fichier numérique… Inscrivez cela dans les cartouches «Taille finale». Inscrivez aussi quelle résolution doit avoir ce fichier numérique, pour cela bougez le curseur «résolution» en bas de ce panneau de contrôle.
3) Cliquez sur le verrou pour qu’il soit fermé. Désormais quelle que soit la dimensions du cadre de numérisation dans Silverfast®, le fichier numérique créé par le scanner aura toujours les dimensions exprimées en centimètres et la résolution que vous avez indiquées…
… de ce fait, le poids de l’image reste toujours le même aussi, quelle que soit la dimensions du cadre de numérisation dans Silverfast®, puisque le nombre de pixels qui vont se trouver dans le fichier numérique créé par le scanner dépend des dimensions exprimées en centimètres et de la résolution.
4) Tracez un cadre de numérisation dans Silverfast®, remarquez que lorsque vous prenez le cadre de numérisation par son bord et que vous l’agrandissez ou que vous le rétrécissez, Silverfast vous indique que le fichier numérique créé par le scanner aura toujours les dimensions exprimées en centimètres et la résolution que vous avez indiquées.
N.B. Cette fonctionnalité existe aussi dans Photoshop® : quand on utilise l’outil de recadrage de Photoshop® en ayant indiqué dans les options de cet outil (en haut de l’écran) certaines dimensions exprimées en centimètres et une certaine résolution, alors le fichier numérique après recadrage aura toujours les dimensions et la résolution indiquées. Nous aurons l’occasion de l’expérimenter durant un des exercices de la formation en Graphisme Bitmap/Photoshop®.
Pour la suite de la formation, faites en sorte que le verrou soit ouvert : cliquez dessus jusqu’à ce qu’il soit ouvert.
Si cela est nécessaire, indiquez à nouveau «100» et «100» dans les cartouches «Echelle %», ainsi le fichier numérique créé par le scanner aura les mêmes dimensions (exprimées en centimètres) que le document original.
Les deux cartouches qui s’appellent «Coefficient trame» et «Trame»…
Il s’agit d’une autre manière de régler la résolution, une manière pour les personnes qui sont plus familières avec le monde de l’impression offset.
Suivant le type de papier qui est utilisé pour imprimer les images, il faut que l’imprimeur règle sa flasheuse de films offset pour qu’elle trame plus ou moins fort les images : 85 lignes par pouce pour les images destinées à être imprimés dans un quotidien qui utilise du papier qui boit beaucoup l’encre, 150 lignes par pouce pour un magazine, etc. Cette indication de la linéature de trame qui sera utilisée au moment de l’impression, il faut l’indiquer dans le cartouche «lpi» («lines per inch», ou «lignes par pouce»).
Le coefficient de trame sert à indiquer combien de pixels sont utilisés durant le processus de tramage pour créer chaque point de trame de chaque ligne de trame.
En général on indique un coefficient de 2, ainsi pour une linéature de trame de 150 lignes par pouce, l’image numérique aura une résolution de 300 pixels par pouce… 150 lignes par pouce multiplié par le coefficient 2= 300 pixels par pouce.
Dans ce cas classique ce sont 4 pixels qui vont être utilisés pour créer chaque point de chaque ligne de trame, et non pas 2 comme on pourrait le croire : n’oubliez pas que l’indication «300 dpi» nous renseigne sur le nombre de pixels par pouce linéaire, autrement dit de pixels sur une DISTANCE donnée, et non pas de pixels par puce carré, autrement dit de pixels sur une SURFACE donnée.
Pour une linéature de 85 lignes par pouce, l’image numérique aura une résolution de 170 pixels par pouce… 85 lignes par pouce multiplié par le coefficient 2= 170 pixels par pouce, et dans ce cas ce sont également 4 pixels qui vont être utilisés pour créer chaque point de chaque ligne de trame.
Parfois on peut utiliser un coefficient de trame inférieur à «2».
L’intérêt de diminuer le coefficient de trame, c’est que çà allège le poids des images numériques, et donc leur temps de traitement, tout en conservant une qualité tout à fait acceptable.
À ce propos, plusieurs informations contradictoires existent…
1) Certaines personnes conseillent d’utiliser le plus souvent le coefficient de trame 2, mais d’utiliser parfois un coefficient de trame de 1.5 au lieu de 2, pour des images numériques qui seront imprimées avec une linéature de trame élevée, comme 200 lignes par pouce (cette linéature de trame élevée est utilisée pour des impression de luxe). Les images numériques destinées à une impression avec une trame très fine pourront donc avoir une résolution de seulement 300 pixels par pouce ( 200 lignes par pouce multiplié par le coefficient 1,5 = 300 pixels par pouce) et non pas de 400 pixels par pouce comme lorsqu’on utilise le coefficient de trame 2.
2) Vous entendrez parfois dire que lorsque la linéature de trame est supérieure ou égale à 133 lignes par pouce, alors le coefficient de trame peut être de 1,5, et que lorsque la linéature de trame est égale ou inférieure à 133 lignes par pouce, alors le coefficient de trame doit être de 2.
3) Lasersoft®, le fabricant du programme de pilotage de scanner Silverfast®, conseille de toujours utiliser un coefficient de trame de 1,4.
Ce qui est sûr c’est que chaque entreprise fonctionne avec ses propres règles, et qu’il faut s’y adapter.
Quelle résolution choisir quand on ne sait pas encore à quelles dimensions, sur quel système d’impression et avec quel type de papier vont être imprimées les images numériques qu’on crée avec le scanner…
Pour bien régler la précision des images numériques que vous créez avec le scanner, je vous conseille donc de ne faire attention qu’au poids des images, parce que c’est une indication toujours fiable de la quantité de détails que le scanner va capter sur vos originaux…
Réglez le curseur «résolution» (ou indiquez une résolution dans le cartouche «résolution») afin que le poids de l’image numérique que vous créez avec le scanner soit situé entre 5 et 25 Mégaoctets.
Il est très rare qu’un original contienne assez de détails pour qu’un poids d’image numérique plus important que 25 Mégaoctets soit justifié… Souvenezvous que demander au scanner d’aller chercher beaucoup de détails sur un original ne sert à rien si cet original ne contient pas beaucoup de détails, s’il est de mauvaise qualité.
Le scanner Quato®
a des capteurs de type 48‑bit
Un chapitre a été consacré à expliquer ce que sont les images 48bit.
Rappel : les images qu’on utilise habituellement en infographie sont des images qui peuvent contenir un maximum de 16 millions de couleurs, c’est ce qu’on appelle les images 24bit.
Le scanner Quato® a des capteurs de type 48bit, cela veut dire que ces capteurs sont capables de voir non pas des millions de nuances sur les originaux, mais bien des milliards de nuances.
Dans le cas du scanner Quato®, il s’agit de véritables capteurs 48bit… ce n’est pas comme certains scanners dont les capteurs sont de type 36bit et qui sont capables, par interpolation, de générer des images 48bit.
Le réglage «Mode de couleur»…
1. «48‑bit Couleurs»
En choisissant de numériser en mode «48bit Couleurs», vous demandez au scanner d’aller chercher des milliards d’informations sur l’original que vous numérisez, et finalement Silverfast® va vous créer une image qui contient un maximum de 16 millions de nuances…
Alors quel est l’intérêt d’aller chercher autant de nuances sur l’original? L’intérêt, c’est que les milliards d’informations que le scanner a captées, elles se retrouvent dans Silverfast®, et que là vous pouvez à l’aide des outils de correction chromatique sélectionner quelles sont, parmi ces milliards de nuances, celles qui restituent le mieux l’original que vous avez posé sur la vitre… Autrement dit, vous choisissez quelles sont les 16 millions de couleurs qui rendent au mieux l’original, et une fois que vous l’avez fait, Silverfast® crée une image en 16 millions de couleurs, une image 24bit.
Nous parlerons un peu plus loin des outils de correction chromatique du scanner.
Le réglage «Mode de couleur»…
2. «16‑bit Niveaux de gris»
Le mode «16bit Niveaux de gris», c’est à peu près le même principe que le mode 48bit couleur, mais appliqué cette foisci aux images en niveaux de gris…
En infographie, les images en niveaux de gris qu’on utilise contiennent en général un maximum de 256 gris, 256 niveaux de luminosité différents.
Le scanner Quato® est capable de voir plus de 60.000 niveaux de luminosité différents sur le originaux que vous numérisez en niveaux de gris. Ces 60.000 niveaux de luminosité se retrouvent dans Silverfast®, et là, encore une fois à l’aide des outils de correction «chromatique», vous pouvez choisir quelles sont parmi ces 60.000 nuances captées par le scanner sur l’original celles qui servent au mieux la restitution de cet original. Ensuite Silverfast® vous génère une image numérique en 256 niveaux de gris, en 8bit donc.
Le réglage «Mode de couleur»…
3. «1‑bit noir et blanc»
Lorsque vous numérisez en mode couleur «1bit noir et blanc», Silverfast® vous génère une image qui ne contient que des pixels qui sont soit noirs, soit blancs.
Pour obtenir de telles images, il vaut mieux numériser en niveaux de gris, et puis dans Photoshop® aller dans le menu Image… Réglages… Seuil. Là aussi vous pourrez créer une image qui ne contient que des pixels qui sont soit noirs, soit blancs, mais en plus vous aurez la possibilité de choisir l’aspect de cette image, avec un feed-back visuel sur l’écran.
Un chapitre est consacré aux images 1bit, qu’on appelle aussi les images «lineart», ou les images «au trait». C’est un mode de numérisation qui convient particulièrement lorsqu’on doit numériser des dessins au trait, ou des logos monochromatiques.
Le réglage «Mode de couleur»…
4. «48‑bit HDR Couleurs»
En choisissant de numériser en mode «48bit HDR Couleurs», vous faites en sorte que les capteurs du scanner aillent chercher de milliards de nuances sur les originaux, et vous indiquez à Silverfast® que vous souhaitez obtenir en sortie, dans Photoshop® ou sur le disque dur, une image numérique qui contient toutes ces informations que le scanner a pu capter, une image 48bit.
Parce que vous récupérez dans Photoshop® ou sur le disque dur une image qui contient toutes les informations que le scanner est capable de capter, les outils de correction du logiciel de pilotage du scanner ne sont plus accessibles quand vous numérisez en mode «48bit HDR Couleurs». Ces outils ont pour but de sélectionner les bonnes nuances lorsqu’on crée avec Silverfast® une image en 24bit, en millions de couleurs, mais lorsqu’on crée une image en 48bit, en milliards de couleurs, ils n’ont plus de raison d’être utilisés.
Ce type d’image, en 48bit, n’est exploitable que dans peu de logiciels : Photoshop® peut traiter les images RVB 48bit, et les transformer en images infographiques «normales», en 24bit.
L’avantage des images en 48bit, c’est que les corrections chromatiques peuvent être effectuées dans Photoshop®, et que ça va donc très vite pour numériser puisqu’on ne doit pas régler les outils de correction chromatique du logiciel de pilotage du scanner. C’est important dans le cadre d’une école puisqu’il peut arriver que plusieurs étudiants doivent utiliser le scanner sur une courte période.
Le désavantage des images en 48bit, c’est qu’elles sont deux fois plus lourdes que les images en RVB 24bit.
Nous parlerons plus en détail des images en 48bit plus loin dans cette formation.
Le réglage «Mode de couleur»…
5. «16‑bit HDR Niveaux de gris»
Le mode «16bit HDR Niveaux de gris», c’est à peu près la même chose que le mode «48bit HDR Couleurs», mais appliqué cette fois aux images en niveaux de gris… Silverfast® va envoyer dans Photoshop® ou sur le disque dur une image numérique qui contient à peu près 60.000 nuances, et ne vous laissera pas corriger cette image avec ses outils de correction. C’est plus tard dans Photoshop® que vous devrez traiter cette image.
Là encore cela permet de gagner du temps au moment où on numérise,
Les réglages «Filtre» du panneau de contrôle…
Les réglages «Filtre» du panneau de contrôle ne sont accessibles que lorsqu’on numérise en modes «48bit Couleurs» et «16bit Niveaux de gris».
Le filtre USM sert à accentuer la netteté dans les images…
Le filtre USM du logiciel Silverfast® fonctionne de manière similaire au filtre USM de Photoshop®.
USM veut dire «UnSharp Masking». En français, cela s’appelle «Accentuation par masque flou».
Un chapitre est consacré au filtre USM de Photoshop®, nous y parlerons également du filtre USM des scanners, qui offrent un peu plus de possibilités que celui de Photoshop®, bien qu’on peut s’en sortir très honorablement dans Photoshop®.
Le filtre de détramage…
Le filtre de détramage doit être utilisé lorsqu’on numérise des originaux qui sont déjà imprimés en offset. En effet, ces originaux imprimés en offset sont composés d’une multitude points minuscules, les points de trame…
Ces points de trame sont disposés de manière régulière, et il se trouve que les capteurs du scanners sont également disposés de manière régulière.
Si vous numérisez un original tramé sans utiliser le filtre de détramage du scanner, vous verrez apparaître dans l’image numérique des lignes courbes et concentriques… C’est ce qu’on appelle de moirages. Ces moirages sont le résultat de la combinaison de deux réseaux otiques différents… il y a d’une part le réseau optique des points de trame de l’original que vous numérisez, et d’autre part le réseau optique des capteurs du scanner. C’est à peut près ce que vous obtenez dans la réalité lorsque vous superposez deux grilles fines, ou deux tissus à grosses mailles.
Lorsqu’on numérise un original imprimé il faut donc toujours enclencher ce filtre de détramage, ainsi le scanner ne va pas faire la mise au point sur le document : ce document sera vu légèrement flou, et on évitera ainsi les problèmes de moirages.
Attention, quand on détrame, il ne faut jamais numériser à plus de 100% d’agrandissement, sinon on risque de voir apparaître des moirages. Par contre si on le souhaite on peut numériser à moins de 100% d’agrandissement, cela ne pose pas de problèmes.
Dans certains scanners, ce filtre s’appelle «descreen» (et non pas «unscreen» comme certains le pensent). En anglais, «screen», littéralement «écran», est le nom qui désigne la «trame».
N.B. Numériser des documents imprimés, cela pose au moins deux problèmes… Tout d’abord, il y a un problème de copyright : souvent vous ne possédez pas les droits d’exploitation des photos imprimées que vous numérisez. Ensuite il faut remarquer que la qualité obtenue au départ de ces documents imprimés est plutôt pauvre : dès que des corrections couleurs relativement importantes sont effectuées, la trame du document imprimé réapparaît.
Il n’est pas possible d’utiliser le filtre de détramage quand on numérise en mode «couleurs HDR 48‑bit»
C’est parce que lorsqu’on numérise en mode «couleurs HDR 48bit», tous les filtres sont inactifs dans le logiciel de pilotage du scanner, y compris le filtre de détramage.
Ce n’est pas grave, puisqu’il est de toute manière inutile de numériser en milliards de couleurs un document imprimé, celuici contenant généralement moins de 10.000 nuances de couleurs différentes.
Certains logiciels de pilotage de scanners permettent d’indiquer avec quelle linéature de trame le document qu’on va numériser a été imprimé
Le logiciel Silverfast ne propose pas cette fonctionnalité.
Pour se renseigner sur la linéature de trame qui a été utilisée pour imprimer un document, il faut soit être un superexpert de l’impression tramée, soit il faut utiliser un «linéomètre»…
Quand on est un superexpert de l’impression tramée, on peut regarder le document avec une loupe d’imprimeur, qu’on appelle un «comptefil»», et ainsi connaître la linéature de trame du document imprimé. Certaines de ces loupes sont graduées en demimillimètres, cela peut aider.
Quand on n’est pas un superexpert de l’impression tramée, on peut déposer un «linéomètre» sur le document.
Pour mieux comprendre ce qu’est un linéomètre, voyez les deux images «linéomètre 1.psd» et «linéomètre 2.psd».
Il s’agit d’un film plastique transparent sur lequel se trouvent des lignes presque parallèles (elles se rejoignent en un point). Ces lignes parallèles créent des moirages avec les lignes de trames du document… Moirages = interférences de deux réseaux optiques. Suivant l’espacement des lignes de trame sur le document (= la «linéature»), les moirages ne sont pas au même endroit sur le linéomètre. En regardant là où ils se trouvent on a une indication de la linéature du document.
N.B. Un linéomètre, ça permet aussi de se renseigner sur l’angle des trames.
Parfois on doit numériser des documents qui ont été imprimés avec la technique de l’héliogravure (ou rotogravure), et non pas avec la technique de l’offset…
La plupart du temps, les documents qui ont été imprimés avec la technique de l’héliogravure (ou rotogravure) ne nécessitent pas qu’on leur applique un filtre de détramage au moment où on les numérise.
En effet, la trame est si fine en héliogravure (ou rotogravure) qu’elle est imperceptible par les capteurs du scanner, et qu’elle ne provoque donc pas de moirage.
Si le points de trame en héliogravure (ou rotogravure) sont si fins, c’est parce qu’ils sont très serrés les uns contre les autres. S’ils peuvent être très serrés les uns contre les autres, c’est parce qu’ils ont tous la même dimension… en effet, en héliogravure (ou rotogravure) ce qui influence la quantité d’encre qui arrive sur le papier, c’est le fait que le point de trame soit créé plus ou moins profondément dans le cylindre en cuivre qui sert à imprimer : lorsque un point de trame est créé profondément, beaucoup d’encre peut se trouver dans ce point de trame.
En offset, c’est différent : les points de trame doivent être plus ou moins larges pour pouvoir amener plus ou moins d’encre sur le papier. C’est pourquoi en offset les points de trame sont assez bien visibles, surtout par les capteurs du scanner.
Dans le panneau de contrôle, le réglage suivant s’appelle «Réglages»…
C’est par là que vous pouvez enregistrer les réglages chromatiques que vous avez effectués sur une image. C’est par là aussi que vous pouvez aller rechercher un réglage chromatique que vous avez enregistré, afin de l’appliquer sur une autre image.
Il faut être conscient que chaque image est unique, et qu’il est très rare qu’on puisse enregistrer un réglage chromatique et le réutiliser avec succès sur une autre image.
Lorsque vous allez dans le cartouche «Réglages», automatiquement apparaît sur l’écran une boîte d’enregistrement qui vous propose de donner un nom au réglage que vous enregistrez…
Cette boite est si discrète sur l’écran que bon nombre d’utilisateurs du programme Silverfast® ne comprennent pas pourquoi à ce moment le logiciel ne veut plus fonctionner… ils n’ont pas vu la boite qui s’est ouverte sur l’écran, et ils ne peuvent donc pas penser que pour continuer à travailler dans Silverfast® il faut cliquer sur «Annuler» dans cette minuscule boite qui est apparue sur l’écran.
D’autres boites minuscules peuvent apparaître à d’autres moments dans Silverfast®. Lorsque Silverfast® semble ne plus réagir, avant de crier au plantage, scrutez l’écran.
Dans le panneau de contrôle, le réglage suivant s’appelle «Genre»…
Il s’agit de toute une série de réglages qui sont fournis par Lasersoft®, le fabricant du logiciel Silverfast®. Ces réglages s’appellent entre autres «Bijoux», «paysage», «neige», «nuit», etc.
En fait, ces réglages pré enregistrés modifient pour vous les réglages chromatiques de Silverfast®.
Rien ne vous empêche de prendre cela comme point de départ d’un réglage chromatique et ensuite de continuer à modifier les réglages manuellement, afin de modifier un peu différemment les couleurs des originaux que vous numérisez.
Dans le haut du panneau de contrôle, il y plusieurs outils…
La plupart des outils qui se trouvent dans le haut du panneau de contrôle sont des outils de correction des couleur, mais pas l’outil qui est tout à fait à gauche…
L’outil qui est tout a fait à gauche va vous permettre de voir plus en détail ce qui se trouve dans le cadre qui est actuellement activé dans la fenêtre du logiciel de Silverfast®…
Pour voir apparaître ce qu’il y a sur la vitre du scanner, vous avez du cliquer sur le bouton «Prévisu» qui se trouve dans la bas du panneau de contrôle.
En cliquant sur la petite loupe en haut à gauche du panneau contrôle, vous pouvez maintenant demander au scanner de réaliser ce qu’on appelle un «préscan». Silverfast® appelle ça un «zoom à l’intérieur de la sélection pour visualiser les détails importants».
Ce n’est pas toujours nécessaire de réaliser un préscan. C’est surtout utile lorsque ce que vous avez déposé sur la vitre est petit, parce qu’à ce moment la vue d’ensemble de ce qui se trouve sur la vitre ne vous permet pas de voir avec assez de détails ce que vous voulez numériser, et donc cela ne vous permet pas de bien corriger les couleurs.
Une fois que vous voudrez revoir tout ce qui se trouve sur la vitre du scanner, il suffira de cliquer à nouveau sur cette loupe qui se trouve en haut à gauche du panneau de contrôle.
L’icone suivante, en haut du panneau de configuration, qui représente un diaphragme d’appareil photo…
Ce sont les «Niveaux automatiques».
Quand on clique sur cette icone, cela modifie le réglage qui se trouve juste à droite, ce sont les «Niveaux».
Cliquez sur l’icone des «Niveaux», la troisième en partant de la gauche…
Vous voyez un panneau de contrôle qui s’ouvre. Le graphique représente les proportions de pixels pour chacun des niveaux de luminosité, du noir jusqu’au blanc.
Ce graphique concerne évidemment uniquement ce qui se trouve sur la vitre du scanner et qui a été entouré dans la fenêtre de Silverfast® par un cadre qui est actuellement activé.
Lorsque ce réglage a été modifié, une petite boule rouge apparaît sur son icone. Il est possible de remettre à zéro ce réglage… Il suffit de cliquer sur le bouton «RAZ» dans le panneau de contrôle «Niveaux» («RAZ» veut dire «remise à zéro»). Tous les autres réglages qui suivent fonctionnent selon le même principe : la boule rouge indique qu’ils ont été modifiés, et donc qu’ils modifient les couleurs de ce qui se trouve dans le cadre actif, et un clic sur «RAZ» les réinitialise.
Les réglages suivant…
Courbes (de gradation)
Balance des couleurs
Correction sélective… Détail du fonctionnement :
Point blanc/Point noir… Quand on enfonce les touches Pomme et Majuscule, le scanner nous indique où se situe la partie la plus claire de l’original qu’on numérise. Les touches Pomme et CTRL permettent de connaître l’emplacement du point le plus sombre de l’original qu’on numérise.
Durant cette formation en Scanning et au traitement chromatique RVB, nous aurons l’occasion de parler en détail de ces réglages. On les retrouve tous dans Photoshop®, présentés de manière similaire.
La dernière icone du haut du panneau de contrôle, c’est le mode «Expert»…
Le mode «expert» présente tous les autres réglages en un seul panneau.
Les icones qui se trouvent sur la gauche de la grande fenêtre du logiciel Silverfast® : 1. La corbeille…
Vous connaissez déjà la corbeille, l’icone qui se trouve tout en bas… On a vu qu’elle sert à jeter des cadres qui ont été créés dans la fenêtre.
Les icones qui se trouvent sur la gauche de la grande fenêtre du logiciel Silverfast® : 2. L’icone tout en haut, le «i»
Cette icone fait s’afficher un panneau sur l’écran qui indique qui est le créateur du logiciel. On y voit qu’il s’agit d’une version personnalisée du logiciel Silverfast®, une version qui a été adaptée au scanner Quato®. La Haute École Albert Jacquard possède un autre scanner, un Epson® au format A3, qui est également piloté par un logiciel Silverfast® personnalisé pour lui.
Les icones qui se trouvent sur la gauche de la grande fenêtre du logiciel Silverfast® : 3. L’icone du point d’interrogation
Cette icone devrait faire apparaître le guide Silverfast® dans le logiciel Acrobat®. Cela ne fonctionne pas. Le guide est à la disposition des étudiants qui en font la demande.
Les icones qui se trouvent sur la gauche de la grande fenêtre du logiciel Silverfast® : 4. La troisième icone en partant du haut
Cette icone permet, quant à elle, d’effectuer une rotation de la fenêtre de Silverfast®. Cela veut dire qu’il n’est pas vraiment nécessaire de faire attention au sens de positionnement des documents sur la vitre, puisque la fenêtre de Silverfast® peut tourner sur l’écran… Pratique.
Les icones qui se trouvent sur la gauche de la grande fenêtre du logiciel Silverfast® : 5. La double‑icone…
Cette doubleicone permet d’effectuer une symétrie sur l’axe horizontal ou sur l’axe vertical.
Les icones qui se trouvent sur la gauche de la grande fenêtre du logiciel Silverfast® : 6. L’icone «Q»…
Cette icone permet d’afficher un panneau qui automatise la numérisation.
Les icones qui se trouvent sur la gauche de la grande fenêtre du logiciel Silverfast®… 7. L’icone de soleil
Détail après consultation du mode d’emploi livré avec le scanner
Quelques conseils à propos de l’utilisation du logiciel Silverfast®…
1) Lorsque vous créez plusieurs cadres de numérisation, n’oubliez pas de paramètrer chacun d’eux, et pas seulement le premier que vous avez créé. Il s’agit là d’une erreur de manipulation habituelle.
Cette remarque est valable que vous numérisiez en mode «batch» ou en mode «normal».
2)
À propos des films négatifs couleur…
Il est assez difficile d’obtenir un bon résultat avec les films négatif couleur… C’est parce qu’ils ont une coloration orangée.
Le nombre de couleurs qu’on trouve sur les films négatif couleur est moins grand que le nombre de couleurs qu’on trouve sur d’autres supports des images, comme les diapositives par exemple…
Bien que des photographies obtenues par développement de films négatifs couleur peuvent avoir un bel aspect, leur gamme des couleurs est assez bien limitée en comparaison de la richesse des couleurs qu’on obtient par exemple avec des diapositives Ektachrome®, ou en photographie numérique.
C’est parce que le négatif couleur a une coloration orangée qui doit être neutralisée au moment où l’image qui se trouve sur le film est transférée sur le papier photo… Ce travail de neutralisation a des conséquences sur la qualité et la quantité des couleurs qui sont reproduites.
Au moment où on numérise le négatif couleur il faut aussi neutraliser cette coloration orangée, et ce n’est pas toujours facile de trouver les bons réglages dans le scanner pour le faire, les réglages qui conviennent le mieux au type de film négatif couleur qu’on essaye de numériser…
Pour supprimer cette coloration orangée au moment où on numérise un négatif couleur, il faut en quelque sorte recréer dans l’ordinateur la manière dont le papier photo neutralise la coloration orangée du négatif.
Pour cela, dans les bons logiciels de pilotage de scanner il est possible de charger des profils de correction de négatifs.
Ces profils de correction des négatifs couleur sont vraiment bien adaptés à cette tache, et ils fonctionnent toujours mieux que toutes les corrections qui peuvent être réalisées manuellement avec les outils de correctioncouleur du logiciel de pilotage du scanner ou avec ceux de Photoshop®.
Ces profils de correction se divisent en trois grandes familles, qui correspondent au trois grands et seuls fabricants d’émulsion photographiques couleur : Agfa, Kodak et Fuji, et dans chacune de ces trois familles de profils de correction on retrouve les différents types de films négatifs couleur qui sont produits par ces fabricants.
Il s’agit là d’une précorrection qui a pour but de neutraliser la coloration orangée des négatifs couleur. Une fois que le fichier est numérisé en ayant utilisé cette précorrection, il est souhaitable de continuer à corriger les couleurs avec les outils de Photoshop® afin d’obtenir un résultat encore meilleur.
L’utilisation de ces profils de correction de négatifs couleur est à réserver aux professionnels avertis. Pour numériser vos photographies qui ont été réalisées sur film négatif couleur, je vous conseille plutôt de réaliser des tirages papier de ces photographies, et de numériser ces tirages papier.
En effet, le papier photo pour négatif couleur a une chimie qui est spécialement conçue pour bien neutraliser la coloration orangée du film négatif couleur.
C’est seulement lorsque dans une entreprise on est amené à souvent numériser des films négatif couleur qu’il devient intéressant d’essayer d’optimiser leur numérisation.
N.B. la numérisation de films négatifs noir et blanc ne pose aucun problème, car là il n’y a pas à supprimer une coloration sur le film.
Ce que vous pouvez faire, par contre, c’est vous servir du scanner comme d’une machine à planches contact…
… Vous numérisez d’un coup plusieurs négatifs couleur, et le scanner vous crée une image en positif, qui est comme une planche contact. En les visualisant sur le moniteur, vous pouvez mieux décider quelles sont les photographies qui valent la peine d’être tirées sur papier photo.
Il est faux de dire que les films négatifs couleur sont destinés au marché du grand public et pas à l’usage des photographes professionnels…
Le grand public préfère travailler avec des films négatifs couleurs plutôt qu’avec des diapositives Ektachrome®, pour une question de facilité et de convivialité lors du déballage des photos en famille.
Les photographes professionnels en studio préfèrent travailler avec des diapositives Ektachrome® en raison de la qualité et du grand nombre de couleurs capturées… La diapositive n’a pas une coloration orangée à supprimer, elle est transparente, sans coloration.
Cependant les photographes professionnels de reportage préfèrent utiliser des films négatifs couleur pour leur travaux en extérieur. En effet, les films négatifs couleur sont très tolérants à une mauvaise exposition… Si le film a été trop longtemps exposé ou pas assez longtemps compte tenu de la quantité de lumière qui était disponible lors de la prise de vue, cela ne posera pas de problèmes : au moment du transfert du négatif couleur sur le papier une correction pourra être opérée afin d’obtenir une scène photographiée qui a une bonne intensité lumineuse, et du détail sera récupérable. Par contre avec les films diapositives Ektachrome®, lorsque trop ou pas assez de lumière est arrivée sur le film, alors les détails de la scène photographiée sont définitivement perdus, ils ne peuvent pas être récupérés même si on corrige la scène photographiée pour qu’elle ait une bonne intensité lumineuse.

Générer une image RVB 48‑bit avec le logiciel de pilotage du scanner


Les images avec lesquelles on travaille sont en général de type RVB 24‑bit
Dans Photoshop®, dans ProCreate® Painter® et dans d'autres logiciels graphiques, ce sont le plus souvent des images de type RVB 24bit qui sont travaillées. Les images de type RVB ont des couleurs qui sont créées par mélange de trois lumières : Rouge, Verte et Bleue. En mélangeant ces trois lumières à différentes intensités, on obtient des millions de nuances de couleurs différentes. Dans les images de type RVB 24bit, il peut y avoir un peu plus de 16 millions de nuances de couleurs différentes.
Pourquoi est‑ce qu’il y a un peu plus de 16 millions de nuances dans une image de type RVB 24‑bit?
C'est parce que chacune des couches constitutives d’une image de type RVB 24bit peut contenir 256 niveaux de luminosité différents… par exemple la couche Rouge peut contenir 256 niveaux de luminosité de lumière rouge, le niveau le plus faible étant le noir, l’absence totale de lumière, et le niveau le plus élevé étant le rouge très saturé, très pur. Entre ces deux valeurs extrêmes, il y a 254 niveaux de rouges plus ou moins saturés.
Pour la couche Verte, c’est la même chose… Elle peut contenir 256 niveaux de luminosité de lumière verte. Et la couche Bleue peut contenir 256 niveaux de luminosité de lumière bleue. Comme les trois couches participent à la création des couleurs dans une image de type RVB 24bit, elles apportent chacune leur niveau de complexité, ce qui en fin de compte permet d’obtenir une image qui peut contenir 256 x 256 x 256 nuances de couleurs différentes = plus de 16 millions de nuances différentes.
Pourquoi une couche constitutive d’une image RVB 24‑bit contient‑elle 256 niveaux de luminosité, et pas 80 par exemple?
Une couche constitutive d’une image RVB 24bit est codée sur 8 bit d’information, c’est à dire que chacun des pixels d'une couche constitutive d’une image de type RVB 24bit est défini par 8 binary digit (bit en abrégé)…
Les bits sont des interrupteurs informatiques qui peuvent chacun prendre la position ouvert ou fermé. Quand on a 8 interrupteurs et qu’on peut les mettre chacun dans une position ouvert ou fermé, il y a 256 combinaisons différentes possibles. Cela donne donc 256 possibilités de nuances colorées différentes quand ce codage sur 8bit est appliqué à une image. Quand un codage sur 8bit est appliqué à du son, cela donne une certaine quantité de nuances sonores, mais çà c’est une autre histoire.
Pourquoi ne pas coder sur moins de bits une couche constitutive d’une image RVB? Parce que cela ne permettrait pas de générer assez de nuances. Les transitions de couleurs ne seraient pas assez subtiles dans les images. Pour information : si une couche constitutive d’une image RVB était codée sur 4bit, alors cette couche constitutive ne pourrait contenir que 16 nuances, parce que quand on a 4 interrupteurs et qu’on peut les mettre chacun dans une position ouvert ou fermé, il y a seulement 16 combinaisons différentes possibles.
Pour qu’une transition entre deux couleurs soit perçue par l’oeil humain comme étant non saccadée, il faut qu’il y a ait une centaine de niveaux de luminosité dans la transition. Ceci peut toutefois varier suivant les dimensions de l’échantillon qui montre la transition, suivant les couleurs utilisées, et suivant la distance à laquelle on se trouve de l’échantillon, mais ce qui est certain c’est que 256 niveaux par couche constitutive dans une image numérique c’est largement suffisant pour créer des transitions de couleurs qui semblent non saccadées.
Comme on le verra plus loin il existe d’autres types d’images RVB qui ne sont pas codées sur 24bit (3 couches de 8bit), mais bien sur 48bit (3 couches de 16bit).
Les premiers scanners à plat en couleur capturaient en RVB 24‑bit
Leurs capteurs permettaient donc de récolter 16 millions de nuances sur l’original qu’on numérisait. On pourrait se dire que 16 millions de nuances c’est suffisant mais en réalité ce n’est pas assez… Souvent des réglages chromatiques doivent être apportées sur l’image numérisée qui contient 16 millions de nuances. Pour réaliser ces corrections il faut alors MODIFIER les valeurs RVB des pixels de l’image numérisée… Résultat : on perd forcément du détail dans l’opération.
Actuellement, les scanners à plat captent beaucoup plus que 16 millions de nuances
Les capteurs des scanners à plat actuels, autant ceux destinés au professionnels que ceux destinés au grand public, sont de type RVB 30bit, RVB 36bit, ou RVB 48bit… ils permettent de récolter des milliards de nuances sur l’original qu’on numérise. Par exemple, un scanner avec des capteurs de type RVB 48bit est capable de récolter plus de 320.000 milliards de nuances sur un document original. Ce chiffre affolant est en fait 2 (qui correspond aux deux positions possibles d’un interrupteur informatique) à la puissance 48, moins quelques contraintes techniques.
Ces scanners récents sont capables de générer des images de type RVB 48bit, qui contiennent en fait toutes les nuances que le scanner est capable de capter. Ces images sont appelées des images Hi‑Bit. Elles sont aussi appelées des images 16bit, parce chaque pixel de chacune de leurs trois couches constitutives sont définis par 16bits, c’estàdire 16 interrupteurs informatiques. Nous aurons l’occasion d’en reparler.
Pourtant la plupart du temps ces scanners sont utilisé pour créer des images RVB24bit, qui ne contiennent «que» un pue plus de 16 millions de nuances. Alors, à quoi cela sertil que le scanner capte des milliards de nuances si c’est pour finalement créer une image qui ne contient que 16 millions de nuances.
En fait, cela permet quand on numérise de réaliser des modifications chromatiques avec les outils du logiciel de pilotage du scanner. A ce moment, on ne modifie pas les valeurs RVB des pixels, comme on le fait quand on travaille sur une image RVB 24bit, nous en avons parlé… en réalité ce qu’on fait c’est SÉLECTIONNER parmi les milliards de nuances qui ont été captées quelles sont les 16 millions de nuances qui doivent se trouver dans l’image RVB 24bit modifiée… Ainsi on ne perd pas de détail dans l’opération. C’est toutefois toujours possible de perdre du détail mais alors c’est volontaire : on juge que cela fait partie du traitement qu’on veut appliquer à l’image.
Dans le cas d’un scanner de très bonne qualité dont les capteurs sont en RVB 48‑bit, on peut théoriquement capturer plus de 500.000 milliards de nuances
C’est 2 à la puissance 48, c’est à dire 2 multiplié 48 fois de suite par 2. Pourquoi 2? Parce que un bit, c’est un interrupteur informatique capable de prendre 2 positions : ouvert ou fermé.
Il est possible de générer une image RVB 48‑bit avec le logiciel de pilotage du scanner
Les dernières évolutions des scanners à plat de haut de gamme permettent de réaliser ce qu’il était déjà possible de faire avec les scanners rotatifs : c’estàdire générer une image RVB 48bit (donc en milliards de couleurs) avec le logiciel de pilotage du scanner. Cette image RVB 48bit peut être ouverte dans le logiciel Adobe Photoshop®. Ainsi, on récupère dans Photoshop® toutes les informations que les capteurs du scanner sont capables de voir, et c’est avec les outils du logiciel Photoshop® qu’on réalise les réglages chromatiques sur les images.
Lorsqu’on génère une image RVB 48bit avec le logiciel de pilotage du scanner, les outils de réglages chromatiques du logiciel de pilotage du scanner sont inaccessibles… c’est normal : on récupère toutes les informationscouleur dans le logiciel Adobe Photoshop®, donc c’est inutile d’utiliser les outils de corrections du scanner pour favoriser la présence de certaines nuances et en atténuer d’autres au moment où on scanne.
Il y a au moins deux avantages à générer une image RVB 48‑bit avec le logiciel de pilotage du scanner
Le premier avantage est qu’en procédant ainsi le scanner est monopolisé moins longtemps par la personne qui scanne puisque cette personne n’effectue pas de réglages chromatiques au moment où elle scanne. L’autre avantage est que si la personne réalise un mauvais réglage chromatique sur une image qu’elle a numérisée, elle ne doit pas la numériser à nouveau. Il lui suffit de recommencer une nouvelle réglage chromatique correcte en redémarrant du fichier de numérisation RVB 48bit non corrigé que la personne aura gardé intact à des fins d’archivage.
Certains scanners dont les capteurs ne sont pas de type RVB 48‑bit permettent tout de même de produire des images de type RVB 48‑bit
C'est le cas du scanner Epson® GT12000 dont vous disposez au graduat en Techniques Infographiques de la Haute École Albert Jacquard.
C’est tellement intéressant de pouvoir récupérer rapidement dans un fichier toutes les informations que le scanner est capable de capter que certains scanners dont les capteurs sont en RVB 36bit permettent d’exporter des images en RVB 48bit. En réalité, c’est le logiciel de pilotage qui transpose en 48bit les informations RVB 36bit captées par le scanner. Le fichier RVB 48bit ainsi obtenu est moins riche en informations qu’un fichier RVB 48bit créé avec un scanner dont les capteurs sont de type RVB 48bit, mais c’est une solution valable. En effet, le logiciel Photoshop® ne peut pas ouvrir des images RVB 36bit… Il ne peut ouvrir que des images RVB en 24bit ou en 48bit.
Le scanner Epson® GT12000, qui permet la numérisation de documents de format A3, a des capteurs de type RVB 36bit, mais son logiciel de pilotage, Silverfast®, permet l’export de fichiers de type RVB 48bit.
Le scanner Quato® XFinity® Pro 48bit a des capteurs de type 48bit, et son logiciel de pilotage qui est également Silverfast® permet évidemment l’export de fichiers de type RVB 48bit.
Lasersoft®, l'entreprise qui produit le logiciel de pilotage Silverfast®, ne dépend pas d’un fabricant de scanners. C’est pourquoi on retrouve le logiciel de pilotage Silverfast® à la fois quand on utilise le scanner Epson® GT12000 et quand on utilise le scanner Quato® XFinity® Pro 48bit. Généralement ce sont des scanners de très bonne qualité qui bénéficient de ce logiciel de pilotage. Les autres scanners de la gamme Epson® sont pilotés par des logiciels moins évolués.
Quato® a changé de nom. Actuellement la marque s’appelle QByx®. ils fabriquent également des scanners de format A3.
Si une image CMJN contient une couche de plus qu’une image RVB, ce n’est pas pour que l'image CMJN contienne plus de 16 millions de nuances
Les images de type CMJN sont constituées de quatre couches 8bit. Les images CMJN sont donc des images de type 32bit. Il ne faudrait toutefois pas croire qu’une image CMJN contient plus de nuances de couleurs qu’une image de type RVB 24bit. Même si c'est mathématiquement plausible, en réalité ce n’est pas du tout le cas. Cela tient au fait qu’on utilise les images CMJN quand on veut réaliser des documents pour l’impression professionnelle sur système offset. L’impression offset, à cause des limitations physiques des encres et du papier, ne permet d’imprimer que 60.000 nuances de couleurs tout au plus. Certains parlent même de 5.000 nuances. Ainsi les images CMJN numériques sont en quelque sorte bridées, elles contiennent un nombre de couleurs artificiellement limité afin de se conformer au système d’impression auquel elles sont destinées.
Dans les images de type CMJN, la quatrième couche «N» existe pour une raison technique liée à l’impureté des encres offset… Cette quatrième couche contient les informations qui concernent l’encre noire, dont le but dans l’impression offset est de créer le détail et la profondeur des ombres. Les trois autres couches Cyan, Magenta et Jaune ne sont en effet pas capables de bien créer du détail et de la profondeur dans les ombres.
Démonstration : l'avantage des images brutes 48‑bit sur les images brutes 24‑bit
Ouvrez l'image … …
Il s'agit d'une image RVB 48bit. Elle va nous servir pour faire une démonstration pour montrer qu’il est véritablement avantageux de modifier les couleurs d’une image lorsqu’elle est en RVB 48bit, et non pas lorsqu’elle est en RVB 24bit.
Dupliquez cette image… Pas sur le disque dur, non : dupliquezla dans Photoshop®, en allant dans le menu Image/Dupliquer.
On se trouve désormais avec deux images ouvertes dans Photoshop®… Deux images identiques. C’est différent que d’enclencher la commande Affichage/Nouvelle Vue, qui a pour effet d’ouvrir une nouvelle fenêtre sur la même image, pas de dupliquer l'image.
Vous devriez être en train de travailler sur une des deux images actuellement ouvertes dans Photoshop®, soit sur l’original, soit sur la copie… cela a peu d’importance. Allez dans le Menu Image/Mode … Dans le sousmenu qui apparaît, vous voyez que cette image est du type RVB 48bit (16bit par couche). Passez au mode RVB 24bit (8bit par couche). Cette image qui comportait des milliards de nuances n’en comporte plus que 16 millions. En apparence rien ne change, mais vous allez voir que lorsqu’on y va assez fort dans les réglages chromatiques, on a intérêt à travailler sur une image RVB 48bit plutôt que sur une image RVB 24bit.
Vous allez pouvoir observer ce dont on a parlé au début de cette formation : quand on effectue une correction chromatique sur une image RVB 24bit, on modifie les nuances de couleurs. Tandis que lorsqu’on effectue une correction chromatique sur une image RVB 48bit, on sélectionne les nuances de couleurs qui feront partie de l’image corrigée.
Maintenant allez dans Image/Réglages/Niveaux, et bougez l’indicateur noir et l’indicateur blanc qui se trouve tout en bas de cette boîte de réglage jusqu’à ce qu’il soit indiqué dans les deux cartouches du bas : 49 et 82, puis validez le réglage. Faites de même pour l’autre image. Ensuite appliquez sur ces deux images le réglage Niveaux automatiques.
Remarquez comment l’image en RVB 24bit (8bit par couche) s’est postérisée (= le nombre de nuances de couleurs a fortement diminué). Zoomez sur les Oranges pour bien le voir. Par contre l’image en RVB 48bit (16bit par couche) s’en sort apparemment indemne. Cela est du au fait que dans une image en 16bit par couche, chaque couche peut contenir jusqu’à 65000 niveaux de luminosité différents, tandis que dans une image en 8bit par couche, chaque couche peut contenir jusqu’à seulement 256 niveaux de luminosité différents. Moins de données au départ pour les calculs = plus d’approximation.
Evidemment nous avons manipulé très fortement ces deux images, mais le résultat est le même lorsqu’on effectue plusieurs corrections chromatiques normales de suite sur la même image. Et il ne faut pas oublier que certaines techniques d'impression font ressortir beaucoup plus les nuances de couleurs des images qu’un moniteur d'ordinateur.
Remarquez l’aspect troué de l’histogramme de l’image RVB 24bit. Tous ces trous sont des niveaux de luminosité qui n’existent plus dans l’image, suite à nos manipulations. Cela explique l’absence de dégradé bien progressif dans les oranges… S’il manque des niveaux de luminosité, la progression dans le dégradé est visible.
Fermez l’image 24bit. Sur l’image 48bit revenez en arrière dans la palette Historique pour retrouver l’image telle qu'elle était avant d’appliquer le réglage Niveaux.
Jargon de l'infographie

les informations s'afficheront sur le site www.Club-Photoshop.com

Logiciels d'animation 2D
Logiciels de montage et trucage video
Techniques d'animation
Techniques de montage et retouche video
Productions d'avant-garde
Suggérez un lien envoyer un mail

convertisseur de devises



Thierry Dambermont est l'auteur
du texte de cette page web
et en reste le détenteur des droits de copyright.

http://www.thierrydambermont.be